20.1 Défendre les droits des retraité·es
Aux prétextes fallacieux et scandaleux que les retraité·es constitueraient une catégorie de la population qui coûte cher (il·elles vivent de plus en plus vieux·vieilles), seraient des privilégié·es qui, pour certain·es, vivraient mieux que les actif·ives, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de réduire ce qui constituerait une « charge » insoutenable… .
- Suppression de la demi-part fiscale pour les divorcé·es, veuves et veufs .
- Instauration de la CASA (contribution additionnelle solidarité autonomie) : 0,3 % .
- Blocage des pensions en 2018 et hausse de 0,3 % pour 2019 pour une inflation de 1,8 %, de 1,1 % en janvier 2022 pour une inflation de 1,6 % en 2021 et de 4 % en août pour une inflation prévue entre 6 et 7 % .
- Fiscalisation de la majoration pour 3 enfants ou plus .
- Suppression de la référence à l’imposition, ou non, sur le revenu comme seuil pour déterminer le droit aux avantages sociaux et fiscaux .
- Augmentation de la CSG supérieure à celle des actif·ives .
- Progression des dépenses contraintes et de la fiscalité nationale et locale .
- Une loi sur l’adaptation au vieillissement peu ambitieuse que les retraité·es financent par l’intermédiaire de la CASA dont le montant est détourné de sa destination .
Les retraité·es sont concerné·es, comme l’ensemble des salarié·es, par la situation économique. Nombre de retraité·es aident leurs enfants, voire petits-enfants, quand ils ne jouent pas le rôle « d’aidant·es » auprès de parents. Ils servent la société par leurs nombreuses activités bénévoles. Il·elles sont concerné·es par la disparition des services publics de proximité, transport, santé, culture… du démantèlement de la protection sociale et de la construction d’une Europe sociale .
La politique de baisse des dépenses publiques et du pouvoir d’achat des salarié·es comme des retraité·es coûte en investissement social : elle a un impact direct sur la consommation, élément de la croissance et du développement des emplois .
Les retraité·es se mobilisent, 1 250 sont syndiqué·es au SNEP-FSU .
Les enseignant·es d’EPS, en se syndiquant participent aux luttes impulsées par les organisations syndicales dont la FSU, la FGR, et le groupe des 9 .
Avec la FSU, ils·elles refusent que les pensions soient une variable d’ajustement et relèvent de la charité Les retraité·es sont des salarié·es, leur pension est un salaire continué fondé sur la qualification du·de la salarié·e et ses années de cotisations. Les pensions doivent être indexées sur le salaire moyen. Il·elles revendiquent le rattrapage des pertes subies depuis 2013 soit l’équivalent d’un mois sur une année .
Pour augmenter les pensions, les retraité·es demandent le rétablissement de l’ISF (4,5 milliards d’euros), l’imposition des dividendes à l’impôt progressif (10 milliards), la fin du CICE (40 milliards en 2019), le rétablissement de l’exit tax (6 milliards), la lutte contre la fraude fiscale (au moins 100 milliards), etc.